C’est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès de Maman DJOUKA; décès survenu ce matin.
Il y a quelques années alors qu’on l’a croyait décédée; nous avons réussi à la retrouver et avons organisé une cagnotte pour lui apporter notre soutien. Depuis lors, nous sommes restés à ses côtés jusqu’à ses derniers jours.
Les nationalistes Camerounais ont mené une guerre de libération contre les troupes coloniales françaises et leurs valets locaux.
Les femmes ont aussi joué un rôle déterminant dans la libération du Cameroun. L’histoire de Djouka Elisabeth est très triste. C’est l’histoire d’une dame qui a été abîmée par le maquis; elle en a porté les séquelles toute sa vie .
Plus de 60 ans après le maquis, maman Djouka Elisabeth avait toujours peur d’être arrêtée. Elle pleurait à chaque fois lorsqu’elle racontait les atrocités qu’elle avait vécues.
Djouka Elisabeth est originaire de Bamendjou. Elle a été entraînée dans le maquis vers Batié alors qu’elle était encore mineure. C’était une jeune mariée qui n’avait même pas fait 1 mois de mariage. Dans le maquis, elle entendait régulièrement la voix de sa maman; ce qui la plongeait dans une tristesse indicible.
Sa famille sera sans nouvelles d’elle pendant plusieurs années; on la croyait même décédée.
Dans le maquis, elle reçoit le surnom de “la douce”, car elle est d’une rare douceur; elle a la fibre maternelle. C’est notamment elle qui fait à manger pour les nationalistes.
Dans la lutte, elle a subi des atrocités : la torture, le viol etc. Elle a perdu plusieurs camarades dans le maquis.
Lorsqu’elle sort du maquis en 1969 pour retourner chez les siens, la voyant arriver, ceux-ci s’étaient mis à pleurer de joie car ils la croyaient décédée. Mais terrorisée par les autorités locales qui continuaient à traquer les maquisards, sa propre famille ira la dénoncer auprès des autorités.
C’est ainsi que la douce Djouka Elisabeth fut arrêtée et enfermée dans la prison de Bafoussam. Elle va connaître le triste sort réservé aux maquisards par l’administration néocoloniale. Très robuste et déterminée à vivre, elle va s’en sortir et sera finalement libérée.
Djouka Elisabeth avait surtout un rêve : celui d’enfanter. Elle tenait absolument à enfanter mais n’y arrivait pas. Elle va dépenser par la suite tout l’argent qu’elle gagnait pour espérer avoir la grâce d’être maman.
A chaque fois qu’elle apprenait qu’il y avait un guérisseur qui pouvait lui donner la fertilité, elle dépensait tout ce qu’elle avait dans cette optique. Ce fut ainsi jusqu’au jour où on découvrit qu’elle n’avait pas de règles comme toutes les femmes.
En réalité, dans le maquis, elle avait subi des atrocités sexuelles d’une violence extrême qui ont bousillé son appareil génital. Elle ne pouvait plus enfanter. Ce fut un choc terrible pour elle; elle en parle encore aujourd’hui avec une tristesse indicible.
Le programme des obsèques vous sera communiqué ultérieurement
Arol KETCH – 11.02.2024
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