Manu Dibango était aussi un témoin privilégié de l’Histoire de l’Afrique. Il a assisté malgré lui a de transformations positives et a fait des rencontres déterminantes. Et parmi celles-ci, Franklin Boukaka ; un artiste du Congo Brazaville engagé. En 1958, Boukaka participe à la création de l’orchestre « Negro Band »
En 1962, il est à la tête du « cercueil Jazz ».
Franklin Boukaka est l’auteur de la fameuse chanson « Le bucheron ». Franklin Boukaka enregistre ce disque à Paris en 1970, avec Manu Dibango à la direction d’orchestre, aux arrangements et au saxo.
Cette chanson sera reprise plusieurs décennies plus tard par Manu Dibango sous le litre « Ayo Africa ».
Une chanson qui demeure encore d’actualité. Franklin Boukaka y dit notamment ceci : « Ah ! Afrique, Eh ! Afrique, Où est ton indépendance ? Certains à qui j´ai donné ma voix, ont développé la boulimie du pouvoir et des belles voitures. Quand arrivent les échéances électorales, je deviens subitement important à leurs yeux ».
Franklin Boukaka était un artiste engagé pour la libération de l’Afrique. On se souvient encore du fameux titres « Les immortels », chanson à travers laquelle il rend hommage aux héros de la liberté du continent.
Dans son titre « pont sur le Congo » , il montre sa dimension panafricaine en dénonçant la balkanisation, les frontières coloniales de l’Afrique , il proposait alors un pont pour unir les deux Congo qui par le passé faisaient partie d’un même royaume : Le KONGO.
Il est l’auteur du titre « rendez-vous à Bamako » chanson qu’il avait composée pour les jeux africains de 1969 qui devaient se tenir à Bamako.
Franklin Boukaka va connaître un destin funeste. En 1972, alors que Brazzaville est secouée par une tentative de putsch que le président Marien Ngouabi fera réprimer dans le sang, Franklin Boukaka est assassiné.
Mardi 22 février 1972, Brazzaville est le théâtre d’une mutinerie de quelques éléments du bataillon d’infanterie et du groupement aéroporté suivi d’une tentative de putsch. Cette opération est fomentée par Ange Diawara qui est à la tête d’un putsch baptisé M-22 ce qui signifie « mouvement du 22 février ». Le Président Marien Ngouabi est à ce moment-là en voyage de travail à Pointe noire et a emmené avec lui le capitaine Dénis Sassou Nguesso.
Le commandant Yhomby-Opango, Chef d’État-major réussit à faire échec au putsch. Informé de la tentative de Coup d’Etat qui est en cours, l’immortel Marien Ngouabi reprend l’avion et atterrit non loin de Brazzaville afin de participer à la contre-offensive. Il parvient à investir la radio et lance un appel à la radio à Ange Diawara et à ses complices pour qu’ils se rendent. La tentative de coup d’Etat est écrasée et de nombreux putschistes vont être arrêtés et abattus avec parmi eux, l’artiste Franklin Boukaka. Il est assassiné de 32 ans mais a néanmoins laissé une trace dans le ciel des idéaux africains.
« Tout homme doit mourir un jour mais toutes les morts n’ont pas la même signification » disait Franklin Boukaka dans sa chanson les immortels.
Arol KETCH- 02.03.2021
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