4 septembre 1957, Little Rock, Arkansas, rentrée des classes scolaires. Les neuf enfants noirs inscrits au lycée jusque-là réservé aux seuls blancs sont encerclés par une foule hystérique.
Hostile à la déségrégation, le gouverneur de l’Arkansas Orval Faubus envoie la Garde nationale pour empêcher les neuf élèves d’accéder à l’école.
La photographie ci-dessous montre l’une des Neuf, Elizabeth Eckford, 15 ans, huée et insultée, fait la une des journaux le lendemain. Quand elle aperçoit la garde nationale aux abords de l’établissement, elle s’imagine d’abord qu’ils sont là pour le protéger.
Mais lorsqu’elle s’approche, ils croisent leurs armes pour l’arrêter. Elisabeth est harcelée par une foule de centaines d’hommes, de femmes, d’adolescents blancs lui hurlant insultes et menaces de lynchages : « Rentre en Afrique ! », « Lynchez- là ! », « Qu’on la pende à un arbre ! »
Fin septembre, les élèves, accompagnés par des policiers de la ville, parviennent à entrer au lycée par une porte secondaire. La foule des anti-déségrégation hurle de rage et investit l’école, traînant les jeunes élèves au bureau du principal en les menaçant de mort.
Le président Eisenhower en personne prend le contrôle de la garde nationale de l’Arkansas et envoie l’armée à Little Rock pour accompagner les élèves et les protéger. Cette protection des soldats permet aux Neuf d’accéder au lycée, mais n’empêche pas le harcèlement constant et les actes de haine et de violence à l’intérieur ; Elizabeth sera ainsi poussée dans les escaliers au sein de l’établissement. Malgré la présence des militaires, ils sont victimes de harcèlement et de violences physiques.
L’année suivante, Elizabeth déménage à Saint Louis, au Missouri, où elle termine son secondaire et obtient un bachelor’s degree en histoire.
Elizabeth Eckford sera marqué à jamais par cette histoire. Elle en subit encore les séquelles psychologiques aujourd’hui.
Arol KETCH – 27.05.2020
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